Biographie

En résumé

Depuis 2011 : médiatrice artistique & conceptrice d’action artistique participative

En 2008 : ouverture de mon atelier : création, cours, stage

Depuis 2003 : conférencière en Histoire de l’art : Université Tout Age (Bourg en Bresse), Université pour Tous Jean Monnet (Saint-Etienne), associations Arts et Culture (Ain, Drôme, Rhône), école primaire Champ de Foire (Meximieux)

Depuis 2000 : commissaire d’exposition d’artiste

Depuis 1998 : formatrice en Histoire de l’art – Arts appliqués – Interculturalité : Association Ouvrière des Compagnons du Devoir du Tour de France (Lyon), Cadres SansFrontière – Afrique (Lyon) , CECOF (Ambérieu en Bugey)

De 1998 à 2000 :  directrice de la Galerie NKB (Guediawaye-Dakar)

Depuis 1994 : exposante en individuel

Depuis 1990 : commissaire d’exposition collective

De 1988 à 1992 : assistante à la conservation : Musée africain de Lyon

De 1986 à 1990 : guide-accompagnatrice en France et en Europe  : Arvel, Burtin cars, Vernay cars, Déclic voyages

Depuis 1984 : exposante en collectif

 

En détail  (donc : version longue)

J’ai hésité avant de pointer le bout de mon nez sur cette terre. Les châteaux de la Loire ou le Génie de la Bastille ? Finalement, je poussai mon premier cri au pied du Génie, mais n’en oubliai pas pour autant les premiers, puisque très tôt, je voulais être architecte. Style : Franck Lloyd Wright, Le Corbusier. J’élèverai des bâtis doux au vent et aux gens. Mais Thalès et Pythagore eurent raison de mon indiscipline intellectuelle. Les cadres et limites ? Picasso s’en était bien affranchi, et comme tout un chacun autour de moi me répétait que j’étais douée en dessin,.. Je serai donc artiste.

Une fois, mon Bac en Lettres & Arts plastiques en poche, je m’installai confortablement sur les bancs de la faculté d’Histoire de l’art et d’Archéologie, à Lyon. La transdisciplinarité de cette science dite : « molle » parce qu’humaine, me combla. En assemblant entre eux, des fils de Littérature, Musique, Théologie, Philosophie, Sociologie, Ethno-graphie et -logie, Géographie, etc., je pouvais enfin construire, ériger aux œuvres étudiées, une histoire autre que celle élaborée par mes prédécesseurs. Dans le même temps, j’emplissais mes cartons, de dessins et de peintures.

En 1984, je découvrais l’art d’exposer collectivement mes travaux. Trois années de suite, le Salon des artistes viennois me reçut. Et puis, ce fut le refus. Ma grande toile : « Vue du Rhône« , réalisée avec des sacs à poubelle bleus, des leurres de pêche en forme de poisson, ne passa pas auprès du Jury. Forte de cette expérience, je m’offre, depuis, le luxe de choisir les organisateurs. Et mon dernier élu fut le Rotary Club d’Oyonnax, lequel en décembre 2017, reçut trois techniques mixtes de ma série sur  : « Marianne« , ainsi qu’un faciès en acier surmonté de déchets plastiques industriels : « Théodora 3« .

Le 21 mars 1990, j’inaugurais mon premier commissariat d’exposition. Le second me sera confié par l’Institut Français de Dakar, six ans plus tard. Pour : « Le bivouac des artistes« , j’aurais à mettre en scène, dans leur trop petite galerie pour leur trop grand nombre d’abonnés à ce genre de manifestation, les œuvres de 11 artistes européens et africains, réalisées durant un workshop au Niger.

Mais en ce premier jour de printemps 90, cimaises, plafond et sol de la salle d’exposition temporaire du Musée Africain de la Société des Missions Africaines de Lyon, actuel Musée des cultures d’Afrique, s’étaient prêtés à mon audacieuse scénographie pour surprendre les visiteurs de : « Masques Gélèdé : pouvoirs de femmes« . Les 62 masques réunis sous cet intitulé, faisaient depuis deux ans, l’objet de toutes mes attentions. L’enjeu de mon étude : l’obtention de ma maîtrise en Histoire de l’art, et parallèlement, bien qu’involontairement, du titre de : première diplômée universitaire de région en Art africain, décerné par le journal Lyon Libération. Entrée, dans les murs de cette historique congrégation, pour y effectuer mon stage en muséologie, je m’y étais finalement installée, ravie à l’idée de mettre en place un inventaire des collections, de réorganiser des vitrines d’expositions, de diriger les stagiaires, jusqu’à devenir l’assistante de son Directeur. Dans le même temps, je passais de : l’art primitif, à l’art nègre. Un changement d’adjectif correspondant à un changement d’époque, donc de point de vue.

La réserve du musée conservait suffisamment de pièces d’art chrétien ouest-africain, remisées en raison de leur style, de leur qualité technique, de leur histoire et surtout de leur absence d’histoire, pour que je m’en saisisse. Je plongeais alors dans des recherches rendues complexes par les questions de métissage (version Laplantine), de colonisation et d’appropriation, qu’elles soulevaient. Un sujet sensible au regard des éléments que je mettais à jour, mais dont l’écriture me permit de décrocher mon Diplôme d’Etudes Approfondies.

Les voies du Doctorat s’ouvraient devant moi et, de l‘art nègre à l’art africain contemporain, il n’y avait qu’un pas. Je le franchis derechef lorsque je lus, dans un article du Monde consacré à l’exposition des Lutteurs Noubas du sculpteur sénégalais, Ousmane Sow, que j’aurai le plaisir de rencontrer lors de mes séjours à Dakar, cet artiste présenté comme étant le : « Rodin africain« . Comment se faisait il que nous puissions encore nous approprier l’expression artistique d’un des « enfants » de Léopold Sédar Senghor, chantre de la Négritude de surcroît ? C’était faire fi des combats que ce poète avait menés dès les années 30 en France. C’était faire fi de son image de Président « mécène«  que celui-ci entretenait à l’Etranger depuis la réalisation, en 1966, du premier Festival mondial des arts nègres dans sa capitale ? C’était faire encore de l‘ethnocentrisme. Alors il me fallait m’excentrer. Je fis mes valises et atterris à Dakar en août 1992, deux mois après la clôture de la première Biennale internationale des arts africains, la Dak’Art. Normal : mon sujet de thèse étant : « Le développement des arts plastiques au Sénégal de 1966 à 1992« .

A la somme de questions qu’imposaient mon sujet, je trouvais des réponses. Aidée en cela par les acteurs principaux de cette histoire : les artistes plasticiens,  mais aussi par les : photographes, cinéastes, comédiens et écrivains, tous amusés quelque part, de me voir courir : ateliers, galeries, ministères et bien sûr, archives nationales. Là, dans cette caverne aux souvenirs écrits, j’épluchais articles de Presse et documents institutionnels, encore demeurés à la discrétion du Conservateur. A travers tout ce qu’ils me révélaient, et, au regard de ce que les 176 biographies de peintres et sculpteurs, de renommée nationale et/ou internationale, que j’avais reconstituées, soutenaient, je compris soudain que désormais, il me faudrait trouver un récepteur objectif, si ce n’est impartial.

En 1994, je me lançais dans l’art d’exposer individuellement mes travaux. Mes scènes de rue, croquées lors de mes voyages en Europe, à une époque où, pour payer mes études j’étais guide touristique, avaient suscité l’intérêt de la galerie UpDown à Lausanne (Suisse). Pourtant, mes travaux n’étaient pas encore riches des divers matériaux et techniques acquises auprès des : Kan-Si, Ndary Lo, Cheikh Niass, Souleymane Keita, Zulu Mbaye, El Hadji Sy, Joe Ouakam et autres artistes sénégalais avec lesquels je passais de plus en plus de temps lorsque j’étais à Dakar. Et c’est d’ailleurs, à Dakar, en juillet 2000, que se tint au Centre culturel Blaise Senghor, ma deuxième exposition individuelle : « Histoire d’hommes, Histoires de héros« . Quant à la troisième, « Autre part« , elle eut lieu à Lyon, dans l‘atelier-galerie de Jean-Paul Payet, en 2004, soit quatre ans après mon retour définitif en France. En 2012,  j’exposai : « Embr(e)ssons-nous » à la Galerie du Beffroi, à Meximieux, cette petite ville de l’Ain, où je m’étais installée durant l’été 2008.  Avec cette série, des techniques mixtes sur PVC, je témoignais : et de mon implantation en ce territoire : la proche Plastics vallée, les chapeaux cheminées des femmes, les émaux bressans dont les colliers appelés : Esclave, et de mon vécu au Sénégal. Métissage culturel. Et puis, en septembre 2016, la même galerie m’invita pour illustrer les Journées du Patrimoine, consacrées à la citoyenneté, avec mon travail peint et gravé autour de Marianne, réuni sous le titre : « Incipit« .

Au printemps 1998, lors d’une étape à Lyon, je rencontrais la structure Cadres-sans frontière – Afrique. Sollicitée pour former ses futurs entrepreneurs en Afrique sur l‘interculturalité, je revêtis pour la première fois, le costume de formatrice. J’éprouvais à nouveau le plaisir de m’exprimer face à un public, et découvrais celui d’adapter aisément mes savoirs et connaissances. Transmettre. J’aimais cela. Et cela s’offrit à moi, de deux manières différentes, dès 2003. Avec son cycle de conférences, l’Université pour tous -Jean Monnet, à Saint Etienne, me donna accès à ce mode de transmission que, depuis, j’ai toujours alimenté, concevant de nouveaux sujets selon mes envies ou les demandes qui me sont faites.  Et puis avec l’Association Ouvrière des Compagnons du Devoir du Tour de France qui me recruta pour créer des cours en arts appliqués et en Histoire de l’art à l’attention de ses apprentis : staffeurs, selliers, cordonniers, charpentiers, couvreurs, carrossiers, chaudronniers, maçons, et conseiller les serruriers et tailleurs de pierre, dans la réalisation de leurs chefs d’oeuvre. Jusqu’en 2008, j’opérai avec bonheur dans cette transversalité des pratiques que j’avais instaurée.

Mon art du vitrail en bénéficia. Je trouvais rapidement comment y intégrer : ardoise, bois, métaux, textiles, vides et pleins. Je m’affranchis donc, en toute confiance de son caractère trop académique, mais néanmoins nécessaire, que j’avais appris auprès du  maître verrier Lionel Brunner depuis 2004. Nécessaire, parce qu’il rassure le novice qui franchit le seuil de mon atelier pour apprendre. « Commencer par le début » et puis … laisser venir l’envie d’oser s’exprimer.

Le nouveau millénaire me trouva à Dakar. Je dirigeai alors la galerie de l’Espace artistique international Nio Ko Bokk, NKB, que j’avais co-fondé deux ans plus tôt avec deux associés. Inscrite dans le programme off de la 4ème édition de la Dak’Art, la galerie illustra : Urbanités murales, le thème choisi conjointement par NKB et ses partenaires locaux pour ce mois de mai, avec les dernières œuvres du jeune peintre Birame Ndiaye. Aux côtés de ses qualités techniques, c’est son engagement social, lisible dans ses titres et perceptible dans chacune de ses toiles, que je retins. Mon inclination pour la peinture et la sculpture dites «  de genre« , voire engagées, motive mes choix de commissariat d’exposition d’artiste. En atteste, celui réalisé en 2016 pour Eleni Pattakou, avec « Figurations humides », dans laquelle nous présentons le thème des bateaux de migrants ; ou encore, celui de Muriel Lallart Koç avec « Espaces vibratoires », dont les travaux sur les éléments : eau, air et Terre, pourraient nous interroger sur notre matérialité.

En 2011, un S.O.S. lancé par l’Office de tourisme de Pérouges m’amène à animer des ateliers Vitrail interactifs pour les scolaires. Puis ce sera au tour de l’école primaire d’Ambronay, de faire appel à mes compétences de verrière. A choisir entre : le verre ou le PVC ? Ce sera PVC. Le faire peindre, le découper, le perforer, en assembler les morceaux pour enfin, le suspendre. Accompagner les enfants afin qu’ils concrétisent ce projet « Rêver un vitrail« . S’ensuivront d’autres projets, porteurs d’autres sens, illustrant d’autres thèmes. Des médiations artistiques. Des actions artistiques participatives qui font sens. Car :  » Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer aux progrès scientifiques et aux bienfaits qui en résultent » – Art. 27, Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

 

 

Etudes & Formations

  • HISTOIRE DE L’ART

  • Etudes doctorales sur :   » Le développement des arts contemporains sénégalais de 1966 à 1992« .
  • 1992 : D.E.A. Histoire de l’art contemporain : « L’art chrétien ouest-africain du XXème siècle à travers les collections du musée africain de Lyon », sous les directions de Dario Gamboni et Jean-Louis Paudrat – Institut d’Histoire de l’art, Université Lumière – Lyon 2.
  • 1990 : Maîtrise Histoire de l’art contemporain :  » Les masques guélèdé ; une collection du musée africain de Lyon », sous les directions de Mady Ménier et Jean-Louis Paudrat – Institut d’Histoire de l’art, Université Lumière – Lyon 2.
  • 1989 : Licence et D.E.U.G. Histoire des arts et Archéologie – Institut d’Histoire de l’art, Université Lumière – Lyon 2.
  • 1983 : Baccalauréat  Lettres et arts plastiques – Académie de Lyon.

  • ARTS PLASTIQUES / VITRAIL / GRAVURE

  • Ndary Lo : www.ndary-lo.com/textes/,
  • Souleymane Keita : www.universalis.fr/encyclopedie/souleymane-keita/
  • Kan-Si : www.kan-si.com/
  • Lionel Brunner : www.vitrailbrunner.com/
  • Eleni Pattakou : www.pattakou.com/

  • ART -THERAPIE & MEDIATION ARTISTIQUE

  • 2012- 2014 : Schème – Lyon.